A la fin du XIXème siècle, un fort mouvement d’exode rural amena de nombreuses populations dans les villes se trouvant à proximité de Paris. Ces villes qui comptaient déjà un nombre important de logements insalubres furent souvent dépassées par l’afflux de population.

Pour répondre aux défis du surpeuplement et le manque d’hygiène, un Office Public d’Habitations à Bon Marché (OPHBM) fut créé le 27 juin 1914.

Au lendemain de la Première Guerre Mondiale qui avait arrêté l’élan de constructions, la situation sociale dans la ville n’était guère brillante, cités ouvrières et bidonvilles s’y côtoyaient au milieu de quelques maisons bourgeoises.

Toutefois, la mobilisation des acteurs de l’époque permit la réalisation d’importantes résidences : Victor Hugo (127 logements) en 1921, 4 Cartault (224 logements) et 29 Cartault (322 logements) en 1923, 16 Berthelot (166 logements) et 18 Berthelot (149 logements) en 1932 et Verdun (240 logements) en 1936, soit un total de 1228 logements.

La Seconde Guerre Mondiale mis un nouveau frein à cette dynamique de développement. Les années qui suivirent la fin des combats débouchèrent sur une crise du logement sans précédent. Le Maire de l’époque, Georges DARDEL, inspira un souffle nouveau par une série de constructions : Lorilleux qui fut livrée en 4 tranches (1188 logements) 1954/1955, 1959, 1962 et 1965 ; 6 Palissy (138 logements) en 1957, 2 Palissy (47 logements) et 6 Cartault (85 logements) en 1959, soit un total de 1458 logements sociaux supplémentaires.

Les années 60 marquèrent l’arrivée de nombreux ménages issus du baby-boom et le retour des rapatriés d’Afrique du Nord. Le déficit en logements était encore considérable.

A Puteaux, de grands ensembles ont donc très vite été livrés pour répondre à cette demande : 4 bis Cartault (37 logements) en 1962, Anatole France (134 logements) entre 1962 et 1966, Bellini (350 logements) et Les Bergères (56 logements) en 1962, les Rosiers (404 logements répartis sur 4 tours) en 1968, Louis Pouey (89 logements) en 1972, Moissan (90 logements) et Les Fontaines (186 logements répartis sur deux tours) en 1973, soit 1346 logements sociaux supplémentaires.

Suivront à partir des années suivantes, avec une architecture plus recherchée, la mise en service de 9 résidences : Carré Vert (200 logements) en 1978, Les Platanes (214 logements) en 1983, Vieille Eglise (171 logements) en 1984, Moulin (79 logements) en 1985, Deux Horloges (197 logements) en 1987, Rives de Seine (154 logements) en 1991, Eichenberger (16 logements au sien d’une copropriété) le Vieux Lavoir (10 logements) en 1994, l’Ancien Château (40 logements) en 1996, les Arcades (72 logements) en 1999, et la ZAC du Théâtre (12 logements) en 2014, soit 1165 logements sociaux supplémentaires.

En 2022, l’OHP de la Commune de Puteaux, premier bailleur de la commune, gérait ainsi 5171 logements, 107 locaux commerciaux au pied de ses résidences et 3021 emplacements de parking dont 151 réservés aux deux roues.

L’Office permet également l’accession sociale à la propriété à ses locataires de la résidence Louis Pouey depuis fin 2013, laquelle est désormais une véritable copropriété privée. En 2022, 26 ventes avaient été conclues.